Règle d’or et recette du quatre-quarts

Règle d’or

Qu’il faille un vote du Congrès, avec le risque de rejet socialiste, pour mettre en œuvre ce qui n’est qu’une règle de simple bon-sens (à savoir ne pas dépenser plus que l’on encaisse), voilà qui est singulier.

La France ne mérite t-elle pas d’être gouvernée, comme on le disait au XIXème siècle pour les entreprises, en « bon père de famille » ? Doit-elle supporter encore longtemps des politiques de gabegie, menées par les élus qui raisonnent en « après moi, le déluge » ?

Il est impératif de revenir au principe de budgets publics équilibrés, l’interdiction de tout déficit étant pour sa part gravée dans le marbre de la Constitution, avec pour ceux qui transgressent cette règle, la sanction de l’inéligibilité prononcée par exemple, par la Cour des Comptes (institution qui, bien que composée de magistrats, n’a pas le rôle qu’elle mérite ; elle relève les manquements, mais ne peut les sanctionner).

Le déficit, c’est l’illustration du manque de courage politique, car non seulement il faudra de toute façon payer un jour, mais le Peuple subit une double peine : en plus de rembourser le principal, il doit supporter les intérêts de la dette. Or ce qui sort de la poche des français, pour enrichir les prêteurs étrangers, ne profite plus à l’économie nationale.

Il faut sans doute rappeler la différence entre les notions de « budget » et de « bilan » :

  1. Le budget est un acte de prévision et d’arbitrage : il chiffre l’ensemble des faits économiques qui devraient se passer dans l’année à venir, pour les recettes comme pour les dépenses. Evidemment, l’avenir n’est écrit nul part, et on peut toujours rétorquer que des circonstances particulières peuvent obérer ce bel équilibre. Mais rien n’interdit, dans un budget, de prévoir des dépenses exceptionnelles, qui resteront disponibles, s’il n’y a pas eu de catastrophe à prendre en charge. Par ailleurs, la prudence doit être de mise : quelle tartufferie de prévoir des recettes sur la base d’une croissance à plus de 2% alors que les instituts officiels français (INSEE) ou européens misent sur une croissance inférieure ! Osez faire voter un budget, qui dès son élaboration est en déséquilibre relève de la plus insupportable incompétence.
  2. Le bilan est pour sa part le constat a posteriori, de l’année écoulée. On peut plus facilement admettre que le bilan fasse apparaître un déficit lié aux circonstances économiques de l’année qui vient de s’achever : des recettes moindres que prévues, des dépenses inévitables quoique non envisagées.

 

Et encore, les réticences à « ne pas dépenser plus » ne semblent jamais préoccuper ceux qui gouvernent, alors même qu’ils ont déjà voté un budget en déficit ! Quand on voit avec quelle facilité, le Président de la République sort le « carnet de chèques des français » pour Haïti, Madame Penchard la guadeloupéenne, l’Afghanistan ou la Libye, l’organisation de Sommets France-Afrique, de G8, G10 ou G20, on se dit que le budget n’est pas un acte très contraignant, nonobstant le vote des représentants du Peuple Français.

La pratique du déficit public, acceptée, pour ne pas dire institutionnalisée de longue date, et justifiée soit par les théories fumeuses de certains économistes keynésiens qui prônent la dépense publique comme facteur de croissance, soit par le benchmarking irresponsable entre états occidentaux, ne peut plus être tolérable. C’est à la fois sacrifier les générations futures, et rendre l’effort de rattrapage plus pénible. Dépenser plus, c’est aussi envoyer un fort mauvais exemple aux familles qui s’exposent sans état d’âme au risque de surendettement.

Voter la Règle d’or, c’est donc poser le principe de diminuer progressivement la dette accumulée depuis 40 ans, c’est exiger que chaque budget soit équilibré, c’est prévoir que tout déficit constaté dans un « bilan » sera intégré dans le « budget » suivant pour être corrigé dans les plus brefs délais.

C’est sur le premier point ci-dessus que s’appliquera la recette du quatre-quarts : rattraper 40 ans de gabegie et d’irresponsabilité suppose des efforts continus et maintenus, quelle que soit la tendance politique qui tient les manettes du pays. Le principe doit en être validé par le Peuple français, alors même que ce ne sera pas facile à obtenir (quand on voit de quelle manière les grecs ou les Indignandos espagnols réagissent face à la rigueur).

Pour être accepté par tous, l’effort doit être justement partagé.

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Recette du quatre-quarts

La recette du quatre-quarts, c’est une politique orientée vers quatre directions :

  • obtenir des recettes supplémentaires ;
  • restreindre les dépenses collectives ;
  • imposer la rigueur aux étrangers qui bénéficient de l’argent des français ;
  • redéfinir  le fonctionnement de la solidarité nationale.

On ne sortira pas de la situation d’endettement sans ressources supplémentaires

Difficile d’un point de vue électoral, d’annoncer des mesures qui amènent les français à payer plus, surtout pour ceux qui ne reçoivent pas la contre-partie de leurs efforts.

La première solution serait sans doute de ne plus faire transiter par les budgets publics, des opérations qui pourraient être traitées par l’initiative et les prélèvements privés. C’est ce qui se fait, par exemple, pour le coût des autoroutes financé par les péages.

Faire payer les riches est évidemment la seconde solution ; elle a surtout valeur d’exemple, car les riches ne sont pas assez nombreux pour apporter des ressources suffisantes.

Les hausses de TVA sont sans doute les plus faciles à utiliser ; même si la Gauche dit que la TVA pénalise les pauvres, on peut opter pour des TVA incitatives, qui ne touchent que les dépenses non indispensables. Ainsi, une TVA sur les dépenses de luxe ne concernerait pas les pauvres, et ferait participer les touristes riches au redressement des finances publiques. Est-il normal que le même taux de TVA touche l’acheteur d’une Twingo et celui d’une Ferrari ?

Il faut surtout travailler sur les modalités d’acceptation de la rigueur. On peut accepter de payer plus, si on nous construit la France dont on rêve, mais ce ne sera certainement pas le cas France devenue succursale de l’Afrique, colonie du Tiers-Monde, et terre de conquête pour l’Islam.

On ne saurait revenir vers l’équilibre sans restreindre les dépenses collectives

Sur ce point , la rigueur ne touche que ceux qui profitent de la dépense publique. Pour être acceptable, l’exemple doit venir du haut. Le coût de fonctionnement de toutes les structures dans lesquelles évoluent des élus ou des pseudo-représentants de quelque chose (CNIL, CSA, CESE et autres « autorités administratives indépendantes » par exemple) doivent être en première ligne pour les mesures de baisse du financement. Le nombre d’élus doit diminuer, le montant de leurs rémunérations doit être rabattu, au moins temporairement, le total des diverses rémunérations « électives » doit être plafonné, en particulier pour ceux qui
continuent de recevoir une pension de retraite ou une rémunération de fonctionnaire.

La suppression des subventions aux associations doit être appliqué au plus vite. Soit l’association rempli une mission qui relève de l’Etat, et c’est alors à lui d’assurer la tâche, soit il s’agit de subventions liées à la paix sociale, la défense du corporatisme politique ou syndical, ou à la gloire de celui qui la verse, et c’est alors aux citoyens d’en reprendre le financement sur la base de leurs choix personnels, car c’est de leur argent qu’il s’agit.

Enfin, il faut limiter l’opportunité pour chaque citoyen d’être ordonnateur de la dépense publique. Les comportements individuels irresponsables ne doivent pas générer des dépenses publiques sans qu’aucune sanction ne s’applique à ces individus. Les dons ne doivent plus être déductibles des impôts pour 60%, car il ne s’agit que d’un coût modique pour chaque donateur, mais d’un coût énorme pour l’Etat quand on le multiplie par le nombre de donateurs.

On ne peut imposer la rigueur aux français si les étrangers échappent eux-mêmes à cette rigueur

La France a un système social beaucoup trop ouvert aux étrangers (accès aux prestations identiques à celles des français + obtention de prestations spécifiques : AME, ATA, ASPA, centenaires fantômes d’Algérie, etc…, y compris pour les immigrés illégaux qui sont des individus qui violent la loi française). Or, plus ce système est ouvert, plus il attire d’étrangers, et donc plus il coûte cher. Il crée un effet « boule de neige », sur lequel il faut absolument revenir.

Il est impératif d’inverser la tendance en posant comme nouveau principe constitutionnel que les étrangers non-européens ne peuvent profiter d’aucun guichet social, ni bénéficier qu’aucun service public gratuit. L’étranger qui veut s’installer en France doit démontrer sa capacité à s’auto suffire, voire payer son ticket d’entrée, à l’instar du Droit d’aubaine qui existait sous l’ancien régime.

Par ailleurs, l’aide aux pays en voie de développement est un gisement considérable d’économies budgétaires. Si la décolonisation a mis un terme à la relation de dépendance qui existait entre la Métropole et ses colonies, peut-être est-il temps de mettre ces pays face à leurs responsabilités. La manne financière déversée sur l’Afrique et le reste du monde depuis 60 ans n’a pas démontré que ces pays pouvaient faire les efforts nécessaires pour décoller, l’argent remplissant les cassettes des dictateurs, et nombreux coopérants vivant grassement de l’angélisme naïf du Quai d’Orsay. D’autant plus que ces aides n’empêchent pas l’immigration illégale.

On doit redéfinir le fonctionnement de la Solidarité Nationale.

Chacun sait que les systèmes sociaux contribuent largement au creusement des déficits.

Or la solidarité n’est pas un système à fongibilité asymétrique. Si on peut admettre que pour l’alimentation du pot commun, les plus riches payent pour les plus pauvres, il faut aussi que les comportements irresponsables, ceux qui vident le pot commun soient pris en considération, pour adapter les modalités financières, soit de financement, soit de remboursement.

Imaginons deux personnes au salaire identique : elles contribuent de manière identique, par leurs cotisations, au financement de la Sécurité Sociale. La première mange ses 5 fruits et légumes quotidiens, pratique régulièrement une activité physique, ne boit pas, ne fume pas, ne se drogue pas, ne pratique pas le nomadisme sexuel non protégé : il y a donc peu de chances, contrairement à la seconde qui, elle, se laisse aller dans tous ces domaines, qu’elle génère des dépenses liées à la cirrhose du foie, au cancer du fumeur, à l’hépatite, ou au SIDA.

Faut-il ou pas que les comportements générateurs de dépenses fassent l’objet de cotisations spécifiques.

Pour ceux qui diraient « non », je rappelle que les incidences financières des cancers du fumeur ou des cirrhoses sont déjà en partie couvertes par des taxes spécifiques sur le tabac et sur l’alcool…pour autant qu’elles soient bien reversées à la Sécurité Sociale !  Le principe existe donc dans notre législation, mais sans cibler directement les individus. C’est peut-être l’étape nécessaire pour faire évoluer certains comportements.

C’est évidemment la même chose pour les conséquences des loisirs pouvant entraîner des accidents : les joueurs de bridge ou de scrabble doivent-ils payer une cotisation au profit des gens qui pratiquent l’équitation, la course automobile ou l’ULM, alors qu’ils ont bien moins  de chances de se rompre le cou ?

Autre question qui n’est jamais posée : le « retour d’investissement » de la dépense sanitaire. Est-ce la même chose quand on dépense 100.000€ pour sauver un nouveau-né à qui on offre la chance de vivre une vie entière, et quand on dépense la même chose sur une personne de plus de 90 ans, pour quelques
semaines ou mois de survie ?

On pourra tout autant investiguer les domaines du financement d’une politique familiale ou d’une politique d’indemnisation du non-emploi. Ce sera peut-être l’objet de futurs articles.

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Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires (Montesquieu)

La volonté gouvernementale de diminuer les dépenses publiques passe malheureusement par un slogan trop simpliste «  un fonctionnaire sur deux ».

Peut-être faudrait-il rappeler à ceux qui nous gouvernent qu’il y a deux grandes typologies de fonctionnaires : les fonctionnaires « de la formalité » et les fonctionnaires « du service ».

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Les fonctionnaires « de la formalité », ce sont ceux qui brassent du papier, tels les agents des impôts, des URSSAF, des ASSEDIC ou CAF.

Bien évidemment, leur nombre dépend du nombre et de la complexité des formalités à accomplir. Les économies sur ce type de postes passent donc par la simplification des formalités et de leur mise en œuvre : certaines existent déjà, comme la dématérialisation des déclarations fiscales, ou le regroupement au niveau régional de structures qui existaient jusqu’à présent au niveau départemental.

Mais c’est surtout la lutte contre la complexité réglementaire qui doit devenir l’axe majeur de la recherche d’économies budgétaires, car elle profite à la fois aux administrations et aux déclarants.

Or, peu se fait dans cette direction. Les lois s’accumulent sans que jamais on n’en supprime de plus anciennes, pourtant obsolètes. La complexité peut également résulter d’un simple amendement parlementaire non-mis en perspective avec la globalité du projet de loi, d’une circulaire plus pointilleuse que l’esprit du texte, ou de l’impossibilité de traduire dans un programme informatique les caractéristiques d’un texte qui ignore les méthodologies de sa mise en œuvre.

Les responsabilités entre Parlementaires, Gouvernement et Administrations Centrales sont trop étanches les unes des autres pour faciliter l’approche globale de la mise en œuvre de la réglementation, entendue au sens large. En fait, il faudrait que des études de faisabilité pratique précèdent la Loi, ce qui suppose un changement profond des esprits chez ceux qui nous gouvernent.

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Sur le deuxième thème, à savoir les fonctionnaires « du service », il faut comprendre que leur nombre dépend du nombre de bénéficiaires que l’on met en face : le nombre d’instituteurs dépend du nombre d’élèves, le nombre d’infirmières hospitalières dépend du nombre de malades, et le nombre de policiers et gardiens de prison dépend du nombre de délinquants.

On peut se réjouir du nombre d’enfants qui remplissent les classes, il est plus difficile de diminuer le nombre de malades, du fait du vieillissement de la population.

Mais il est facile, pour autant qu’on en ai la volonté, de faire diminuer le nombre de délinquants, et économiser ainsi le prix des postes de policiers ou gardiens de prison.

Quand les socialistes réclament plus de policiers pour lutter contre l’insécurité, on attend d’un gouvernement qui se qualifie « de droite » de leur rétorquer qu’il faut au contraire moins de délinquants.

Comment ? Cela est facile.

Il suffit d’éviter les récidives, par l’expulsion systématique des étrangers qui se rendent coupables de faits délictueux ou criminels, et même d’empêcher l’entrée sur le territoire national de ceux qui ne peuvent prouver qu’ils peuvent y vivre honnêtement.

Il s’agit de cesser également d’attirer vers la France les miséreux et nécessiteux du tiers-monde qui ont une trop forte propension à considérer que tous les guichets sociaux leur sont ouverts.

Quelques lois très simples, et compréhensibles par tous sont à mettre en œuvre. Elles seraient supérieures à toute autre loi sociale ou migratoire.

Reste à savoir si les politiciens qui nous gouvernent auront assez de courage pour répondre aux attentes des français sur ce sujet ?

Brutalité, facilité, précipitation

Brutalité, facilité, précipitation, tel sont les qualificatifs que m’inspire ce gouvernement dans sa volonté de réaffirmer qu’il y a trop de morts sur la route, point sur lequel tout le monde est d’accord.

  • Précipitation : cela rappelle que ce même gouvernement avait eu la même attitude après   les morts causés par la tempête Xinthia : il fallait raser dans l’urgence toutes les maisons. Le recul et la concertation ont heureusement fait évoluer les choses. Pourtant, le gouvernement n’a rien appris et remet le couvert !
  • Facilité car les autres causes des accidents de la route ne peuvent pas être automatisées : les radars ne savent pas reconnaître les conducteurs
    alcooliques ou drogués, ni les aliens qui considèrent que la Loi française ne s’applique pas à eux. Quant à rechercher des solutions techhnologiques qui permettraient aux conducteurs responsables et respectueux de la Loi d’avoir une conduite facilitée, sans avoir à garder l’œil rivé au compteur plutôt que sur la route, le QI des technocrates ne permet pas d’en espérer des solutions pourtant simples à mettre en œuvre(1).
  • Brutalité parce qu’il s’agit de pointer du doigt tous les français, sans discernement. On ne peut que regretter qu’il n’y ait pas la même énergie à lutter contre l’envahissement lampédusesque, ou à réinstaurer la double peine pour les étrangers nuisibles, ou la même fermeté vis-à-vis des syndicats remuant ou des associations grippe-sou.

(1) utilisation du GPS ou des caméras sachant lire les panneaux de limitation de vitesse, pour activer automatiquement le limiteur de vitesse (et qui pourrait être un équipement obligatoire comme la ceinture de sécurité ; de plus, un tel équipement serait payé par l’acheteur alors que les radars coûtent aux contribuables).

La sexualité des hommes publics est-elle une affaire privée ?

Evidemment, le PS considèrera l’affaire DSK comme relevant du domaine privé. Mais l’addiction, quelle qu’en soit la forme, fragilise celui qui est censé représenter et défendre les français. Imaginons DSK aux manettes du pays, et devant gérer une crise majeure avec un autre pays,  comme par exemple l’envahissement étranger via Lampedusa, ou un risque de conflit Europe-Russie. Nul doute que Berlusconi ou Poutine enverraient quelques bimbos sorties de leurs cabinets ministériels respectifs pour faire plier dans le bon sens le chef de l’Etat. Et tous les  français d’y perdre, pour une simple satisfaction passagère.

Le fric, le sexe, le pouvoir, trois choses qui mènent le monde depuis longtemps, mais qui sont peut-être incompatibles avec la démocratie, qui est, faut-il le rappeler, l’exercice du pouvoir par le peuple, et pour le peuple.

Se remplir les poches, et se vider la bourse, voilà encore de quoi écorner l’image de ceux qui prétendent faire notre bien !

Le Syndrome Bordeau-Chesnel

 Les débats et commentaires qui ont suivis les élections cantonales (mars 2011) amènent à se demander si les politiciens ne sont pas frappés du Syndrome BORDEAU-CHESNEL.

 BORDEAU-CHESNEL, tu te souviens Marianne, c’est cette entreprise fabricante de rillettes qui se fit connaître par son slogan « Monsieur l’huissier, nous n’avons pas les mêmes valeurs ! » (Slogan qui faisait d’ailleurs un clin d’œil au fondateur de la marque (1922), Albert LHUISSIER…. Mais coupons là car nous nous éloignons de notre propos).

 Ce qui ressort des débats télévisés tend à faire croire qu’UMP et PS partagent, contrairement au FN, des valeurs communes, qualifiées de « Valeurs de la République ».

Ils ont beau dire « Madame Le Pen, nous n’avons pas les mêmes valeurs. », mais, chose étonnante, aucun ne définit jamais dans le débat ce que sont ces valeurs, comme si c’était évident pour tous.

En premier lieu, les valeurs se décrivent par rapport à la définition de la République elle-même.

La République, ce n’est ni le Pays, ni la Nation, ni la Patrie ; mais la proximité des notions permet d’entretenir la confusion.

La République c’est d’abord un mode d’organisation des pouvoirs et de l’expression de la volonté du Peuple : c’est le dernier avatar après la Monarchie ou l’Empire, par lequel dans le cadre démocratique, les électeurs désignent ceux qui décident en leur nom.

 Elle s’organise sur la base de :

  • la souveraineté nationale
  • la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire)
  • le pluralisme politique (existence de plusieurs partis politiques)
  • Le respect des droits et des libertés fondamentaux (droit de s’exprimer, liberté de conscience…)

Ensuite, il ne faut pas confondre, symboles, principes et valeurs.

Certains n’hésitent pas à écrire que « les valeurs de la République s’expriment dans quelques symboles, connus de tous », ce qui est un peu court.

1) Les symboles

Les symboles, ce sont comme pour la plupart des pays, un drapeau (bleu blanc rouge), un hymne (Marseillaise), une devise (Liberté, Egalité, Fraternité), et une fête nationale annuelle (14 juillet). C’est également la personnalisation allégorique en ta propre personne, Marianne, toi qui représente la Mère-Patrie.

2) Les principes

Les principes sont également assez faciles à appréhender dans la mesure où il sont gravés dans le « marbre constitutionnel », certains d’entre eux ayant traversés les siècles et perdurant au travers des différentes constitutions même si leur rédaction évolue dans le temps puisque nous en sommes à la Vème République :

  • la République française est « indivisible, démocratique, sociale et laïque »
  • La démocratie,
  • La citoyenneté  traduite à la fois par des droits et des devoirs 
  • La nationalité est le lien de rattachement d’un individu à un pays.  

 3) Les valeurs

Les valeurs sont pour la première fois énoncées dans la Déclaration Des Droits de l’Homme de 1789. Mais l’évolution de la société française élargit ces valeurs, sans forcément changer la rédaction de la Constitution.

 Voilà pourquoi un débat est possible pour savoir qui adhère et respecte le mieux les valeurs de la République.

  • Y a t-il respect de la valeur « laïcité » quand un ministre accepte de construire des mosquées avec l’argent du contribuable ?
  • Y a t-il respect de la valeur « unicité » quand l’homogénéité d’une société disparaît au profit d’une mosaïque de communautés ?
  • Y a t-il respect de la valeur « égalité » quand une grande ville du Nord pratique l’apartheid anti-hommes pour l’accès à ses piscines, qui sont pourtant des équipements publics financés par tous ?
  • Y a t-il respect de la valeur « solidarité » si certains s’octroient des droits sociaux supérieurs aux habitants historiques du pays, en pratiquant la polygamie ?
  • CMU, AME, Panthéon, abstention électorale, revendications identitaires : sont-ce des valeurs républicaines ou une extrapolation exagérée de ces principes ?

 Bref, la référence « aux valeurs » est suffisamment floue pour que chacun puisse y mettre ce qui l’arrange, et de ce fait, évoquer l’idée que l’autre ne partage pas les mêmes valeurs. C’est alors facile de refuser de débattre sur des valeurs à surface variable, même si le parti ostracisé respecte et adhère aux symboles et aux principes de la République. A croire que la seule valeur républicaine que partagent UMP et PS, c’est l’accord tacite pour se partager le pouvoir dans le cadre d’une alternance non écrite, accord qui pourrait être mis à mal avec l’émergence d’un nouveau parti de gouvernement.

 Mais l’électeur, quant à lui, saura dans son for intérieur faire la part des choses face à cette monstrueuse tartufferie.

 Et puisqu’il faut conclure, reprenons le même thème qu’au début de l’article, à savoir celui de la charcuterie. Peut-être qu’un jour, les tenants de l’affaiblissement de la France face à l’envahissement étranger, viendront nous vendre qu’il faut également renoncer à cette valeur culturelle et culinaire qui choque les nouveaux entrants. Et là, effectivement, le FN n’aura pas les mêmes valeurs.

Retraite Réformette Retraite Réformette Retraite Réformette (à chanter sur l’air des lampions)

Pourquoi tant de cris d’oiseaux à l’Assemblée Nationale ? Pourquoi tant de monde dans les rues ? Pourquoi autant de débats télévisés sur le sujet ?

Certes, une réforme des retraites est indispensable, mais ce que propose le Gouvernement, ce n’est qu’une réformette qui consiste à faire glisser modestement les curseurs qui servent à paramétrer le fonctionnement d’un système inamovible. La vraie réforme reste à faire !

 Peut-être faut-il commencer par rappeler que le système de Sécurité Sociale Français a été construit au sortir de la seconde guerre mondiale. Il a remplit son office dans une France à reconstruire, mais ce n’est quand même pas une Vache Sacrée indéboulonnable.

Peut-on maintenir ce qu’on appelle avec fatuité « Notre Modèle Social », alors qu’un modèle a vocation à inspirer, à être imité. Qui dans le monde, copie notre système, en dehors de quelques pays d’Afrique qui y voient surtout l’occasion d’envoyer leurs cadres et dirigeants faire la nouba à St Etienne (ville qui héberge l’école de formation des cadres supérieurs de la Sécurité Sociale) ?

Mamie Sécu, vieille dame de plus de 62 ans ne doit-elle pas être mise en retraite d’office, pour passer à autre chose, ou doit-elle rester cette colossale machine à creuser les déficits publics, qu’on maintient sous perfusion, faute de courage politique ?

Le Monde a changé, et ce qui était un bienfait pour les français de 1945 ne l’est plus à l’heure du tsunami migratoire, des délocalisations massives et de la concurrence sino-indienne.

 Pour en revenir aux retraites, les raisons qui justifient une vraie réforme sont à la fois démographiques et financières. Il y a donc lieu de rechercher des solutions dans ces deux directions. Il y a surtout lieu à investir dans du brain storming, quitte à susciter des idées farfelues pour faire ensuite le tri, après sensibilisation du Peuple Français, qui hélas parle au travers de représentants qui bien souvent ne représentent qu’eux-mêmes : les syndicats.

 Les partenaires sociaux se présentent habituellement comme les gestionnaires de la Sécurité Sociale, car historiquement cette Institution est organisée sur la base de régimes professionnels. Piètres gestionnaires en fait, qui depuis des décennies n’ont pas su assurer l’équilibre du système, et qui se retournent vers l’Etat lorsqu’il s’agit de prendre des décisions difficiles, tout en le critiquant pour les décisions prises.

Gouvernements pusillanimes qui affichent le maintien de cette soit-disant gestion paritaire, en laissant quelques os à ronger à des partenaires sociaux plus coutumiers à affirmer leur prestige de Président ou Vice-président de Caisse de Sécurité Sociale qu’efficaces en matière de solutions pérennes.

Ce double immobilisme prouve la nécessité de reconstruire sur de nouvelles bases.

 Alors Marianne, prête pour envisager quelques hypothèses de travail innovantes ?

De l’argent, il y en a. Il suffit de redéployer les milliards que l’on met sur les miséreux et nécessiteux du tiers-monde (qui restent chez eux ou qui nous envahissent) et voilà 100Mds de plus pour les retraités.

 Puisque les actifs financent les retraites des inactifs, remplaçons les cotisations sur les seuls salaires français  par de la TVA sociale : les Clio, qu’elles soient construites en France ou en Turquie, rapporteront autant.

Remplaçons progressivement le système de régimes professionnels par un système national unique, le même pour tous, que chaque travailleur, quel que soit son statut approvisionnerait tout au long de son parcours professionnel, et il n’y aurait plus d’inégalité de traitement entre les actifs ; les décisions difficiles seraient comprises par tous.

La France n’est plus le Pays des Droits de l’Homme….et c’est tant mieux

Par fanfaronnade auto-proclamée, nos politiciens ne cessent de répéter depuis des décennies que la France, c’est le Pays des Droits de l’Homme.

D’une part, cette antienne prouve qu’ils ne trouvent rien d’autre pour valoriser le pays à nos yeux. D’autre part, leur façon de psalmodier provoque hélas un écho dans le monde entier, et attire tous ceux qui ne sont pas capables de reproduire ces mêmes droits dans leur propre pays.

Ce qui devrait être un phare exemplaire éclairant le Monde n’est qu’un morne lampadaire, accroché au-dessus des guichets sociaux, attirant les papillons de nuit.

Néanmoins, l’affaire de l’expulsion des roumains et bulgares en situation irrégulière a offert une autre image de la France, et nombreux sont ceux qui considèrent que la France met en péril l’un de ses fondements historiques.

On comprend évidemment leurs réactions : si la France, pays qui montre la voie, qui donne l’exemple, admet que les aspects concrets des Droits de l’Homme (à savoir l’accueil d’étrangers) finissent par produire dans le pays d’accueil des nuisances insupportables, d’autres pays vont s’engouffrer dans la brèche, et ce sera la fin de la sinécure, tant pour les « accueillis » que ceux qui les représentent (en général constitués sous forme d’associations largement financées par le contribuable).

Peut-être faut-il rappeler que « la France, Pays des Droits de l’Homme » se réfère non pas à la signature de 1948 dans le cadre Onusien, mais à l’idéal révolutionnaire, qui permis de conceptualiser ces principes dans la « Déclaration les Droits de l’Homme et du Citoyen », tout en les faisant naître dans le sang qui s’écoulait des guillotines.

Période d’idéalisme qui, au quotidien, faisait régner la Terreur.

On en est toujours là ; faute de réussites politiques, économiques ou sociétales, on se réfugie dans une dimension idéaliste, quels que soient les inconvénients concrets associés à ce fantasme socialo-médiatique. 

Alors, n’est-il pas temps de redécouvrir les textes originaux, en limitant les Droits de l’Homme Venu d’Ailleurs pour un peu mieux respecter les Droits du Citoyen ?