Et notre triple i, on le perd quand ?

Plus que la perte (relative) de notre triple A, récupérée de manière insupportable par Monsieur Hollande, alors que ses amis socialistes ont largement participé à creuser eux-aussi la dette de la France, il serait peut-être temps de considérer que c’est la politique irresponsable menée depuis les décolonisations qui a largement participé à la situation financière déplorable dans laquelle se trouve le pays.

La France mériterait d’être gouvernée « en bon père de famille », et d’être sur le plan international, une France modeste. Hélas, nos politiciens continuent de se croire investis d’une mission supra-divine qui obligerait la France à jouer un rôle dans le monde, et à s’investir dans toute difficulté internationale en dépensant largement l’argent du contribuable. Or l’argent des français serait mieux employé s’il restait dans la poche des français, et il faudrait que notre pays cesse de vouloir toujours péter plus haut que son cul.

On nous reproche souvent notre suffisance et notre propension à jouer les « donneurs de leçon » dans les sommets internationaux, mais beaucoup de pays l’acceptent néanmoins car cela s’accompagne pour eux d’une manne financière qui nous coûte des milliards d’euros chaque année.

Dès la période gaulliste, on a habitué nos anciennes colonies à recevoir aides et subventions, entretenant ainsi une forme de colonisation soft, alors que la France avait été jetée dehors de l’Indochine, de l’Afrique et du Maghreb.

Et si encore on s’était contenté d’aider nos anciennes colonies. Mais la France essaime largement, de par le monde, l’argent ponctionné sur les contribuables, alors même qu’ils ne sont jamais consulté sur cet aspect de la politique budgétaire.

Même les communes, les départements, les régions, y vont désormais de leurs subventions aux associations ou aides directes à des villages d’Afrique, du Maghreb, d’Asie, alors que leur rôle est de faire fonctionner une circonscription locale.

  • Quel journaliste d’investigation fera t-il le total de tout ce qui a été dépensé à ce titre depuis 1973 (date à laquelle on commence à creuser les déficits) ? Pour quels avantages en retour ?
  • Combien d’argent déversé sur le tiers-monde depuis 40 ans sans que ces pays soient  pour autant sortis de leur misère parce que l’argent va d’abord dans la poche des dictateurs et de tous ces pseudo-humanitaires qui cherchent un sens à leur vie ?
  • Combien  de sommes qualifiées hypocritement des « prêts », alors que l’on  sait bien qu’il n’y a pas de capacité à rembourser et qu’il faudra faire effacer la dette par le Club de Paris, comme ce fut fait récemment pour la dette de l’Afghanistan, et bientôt pour Haïti, sans que jamais le contribuable n’en soit informé par les médias par peur d’une réaction épidermique ?
  • Et puisque l’aide au tiers monde consiste aussi à accueillir tous ceux qui  considèrent que le Pays des Droits de l’Homme a une dette inextinguible vis-à-vis d’eux alors même qu’ils n’ont pas vécu la colonisation, combien d’argent dépensé à prendre en charge les millions d’immigrés qui sont loin d’être, pour une large part, une chance pour la France ?

L’argent est rare, et comme le dit le proverbe, « charité bien ordonnée commence pas soi-même ». La sortie de crise passera d’abord par une nouvelle approche du rôle de la France dans le monde. A l’heure où la construction de l’Europe se fait, dans la douleur, il est temps de confier à Bruxelles ces dimensions internationales, et que les gouvernants des pays gèrent d’abord leurs problèmes nationaux. Pour la France, c’est revoir totalement sa relation à son histoire, c’est cesser d’en être l’otage, c’est sortir de ce triple i, celui de l’incurie, de l’idéologie, de l’incompétence.

Publicités

Règle d’or et recette du quatre-quarts

Règle d’or

Qu’il faille un vote du Congrès, avec le risque de rejet socialiste, pour mettre en œuvre ce qui n’est qu’une règle de simple bon-sens (à savoir ne pas dépenser plus que l’on encaisse), voilà qui est singulier.

La France ne mérite t-elle pas d’être gouvernée, comme on le disait au XIXème siècle pour les entreprises, en « bon père de famille » ? Doit-elle supporter encore longtemps des politiques de gabegie, menées par les élus qui raisonnent en « après moi, le déluge » ?

Il est impératif de revenir au principe de budgets publics équilibrés, l’interdiction de tout déficit étant pour sa part gravée dans le marbre de la Constitution, avec pour ceux qui transgressent cette règle, la sanction de l’inéligibilité prononcée par exemple, par la Cour des Comptes (institution qui, bien que composée de magistrats, n’a pas le rôle qu’elle mérite ; elle relève les manquements, mais ne peut les sanctionner).

Le déficit, c’est l’illustration du manque de courage politique, car non seulement il faudra de toute façon payer un jour, mais le Peuple subit une double peine : en plus de rembourser le principal, il doit supporter les intérêts de la dette. Or ce qui sort de la poche des français, pour enrichir les prêteurs étrangers, ne profite plus à l’économie nationale.

Il faut sans doute rappeler la différence entre les notions de « budget » et de « bilan » :

  1. Le budget est un acte de prévision et d’arbitrage : il chiffre l’ensemble des faits économiques qui devraient se passer dans l’année à venir, pour les recettes comme pour les dépenses. Evidemment, l’avenir n’est écrit nul part, et on peut toujours rétorquer que des circonstances particulières peuvent obérer ce bel équilibre. Mais rien n’interdit, dans un budget, de prévoir des dépenses exceptionnelles, qui resteront disponibles, s’il n’y a pas eu de catastrophe à prendre en charge. Par ailleurs, la prudence doit être de mise : quelle tartufferie de prévoir des recettes sur la base d’une croissance à plus de 2% alors que les instituts officiels français (INSEE) ou européens misent sur une croissance inférieure ! Osez faire voter un budget, qui dès son élaboration est en déséquilibre relève de la plus insupportable incompétence.
  2. Le bilan est pour sa part le constat a posteriori, de l’année écoulée. On peut plus facilement admettre que le bilan fasse apparaître un déficit lié aux circonstances économiques de l’année qui vient de s’achever : des recettes moindres que prévues, des dépenses inévitables quoique non envisagées.

 

Et encore, les réticences à « ne pas dépenser plus » ne semblent jamais préoccuper ceux qui gouvernent, alors même qu’ils ont déjà voté un budget en déficit ! Quand on voit avec quelle facilité, le Président de la République sort le « carnet de chèques des français » pour Haïti, Madame Penchard la guadeloupéenne, l’Afghanistan ou la Libye, l’organisation de Sommets France-Afrique, de G8, G10 ou G20, on se dit que le budget n’est pas un acte très contraignant, nonobstant le vote des représentants du Peuple Français.

La pratique du déficit public, acceptée, pour ne pas dire institutionnalisée de longue date, et justifiée soit par les théories fumeuses de certains économistes keynésiens qui prônent la dépense publique comme facteur de croissance, soit par le benchmarking irresponsable entre états occidentaux, ne peut plus être tolérable. C’est à la fois sacrifier les générations futures, et rendre l’effort de rattrapage plus pénible. Dépenser plus, c’est aussi envoyer un fort mauvais exemple aux familles qui s’exposent sans état d’âme au risque de surendettement.

Voter la Règle d’or, c’est donc poser le principe de diminuer progressivement la dette accumulée depuis 40 ans, c’est exiger que chaque budget soit équilibré, c’est prévoir que tout déficit constaté dans un « bilan » sera intégré dans le « budget » suivant pour être corrigé dans les plus brefs délais.

C’est sur le premier point ci-dessus que s’appliquera la recette du quatre-quarts : rattraper 40 ans de gabegie et d’irresponsabilité suppose des efforts continus et maintenus, quelle que soit la tendance politique qui tient les manettes du pays. Le principe doit en être validé par le Peuple français, alors même que ce ne sera pas facile à obtenir (quand on voit de quelle manière les grecs ou les Indignandos espagnols réagissent face à la rigueur).

Pour être accepté par tous, l’effort doit être justement partagé.

 *****

 

Recette du quatre-quarts

La recette du quatre-quarts, c’est une politique orientée vers quatre directions :

  • obtenir des recettes supplémentaires ;
  • restreindre les dépenses collectives ;
  • imposer la rigueur aux étrangers qui bénéficient de l’argent des français ;
  • redéfinir  le fonctionnement de la solidarité nationale.

On ne sortira pas de la situation d’endettement sans ressources supplémentaires

Difficile d’un point de vue électoral, d’annoncer des mesures qui amènent les français à payer plus, surtout pour ceux qui ne reçoivent pas la contre-partie de leurs efforts.

La première solution serait sans doute de ne plus faire transiter par les budgets publics, des opérations qui pourraient être traitées par l’initiative et les prélèvements privés. C’est ce qui se fait, par exemple, pour le coût des autoroutes financé par les péages.

Faire payer les riches est évidemment la seconde solution ; elle a surtout valeur d’exemple, car les riches ne sont pas assez nombreux pour apporter des ressources suffisantes.

Les hausses de TVA sont sans doute les plus faciles à utiliser ; même si la Gauche dit que la TVA pénalise les pauvres, on peut opter pour des TVA incitatives, qui ne touchent que les dépenses non indispensables. Ainsi, une TVA sur les dépenses de luxe ne concernerait pas les pauvres, et ferait participer les touristes riches au redressement des finances publiques. Est-il normal que le même taux de TVA touche l’acheteur d’une Twingo et celui d’une Ferrari ?

Il faut surtout travailler sur les modalités d’acceptation de la rigueur. On peut accepter de payer plus, si on nous construit la France dont on rêve, mais ce ne sera certainement pas le cas France devenue succursale de l’Afrique, colonie du Tiers-Monde, et terre de conquête pour l’Islam.

On ne saurait revenir vers l’équilibre sans restreindre les dépenses collectives

Sur ce point , la rigueur ne touche que ceux qui profitent de la dépense publique. Pour être acceptable, l’exemple doit venir du haut. Le coût de fonctionnement de toutes les structures dans lesquelles évoluent des élus ou des pseudo-représentants de quelque chose (CNIL, CSA, CESE et autres « autorités administratives indépendantes » par exemple) doivent être en première ligne pour les mesures de baisse du financement. Le nombre d’élus doit diminuer, le montant de leurs rémunérations doit être rabattu, au moins temporairement, le total des diverses rémunérations « électives » doit être plafonné, en particulier pour ceux qui
continuent de recevoir une pension de retraite ou une rémunération de fonctionnaire.

La suppression des subventions aux associations doit être appliqué au plus vite. Soit l’association rempli une mission qui relève de l’Etat, et c’est alors à lui d’assurer la tâche, soit il s’agit de subventions liées à la paix sociale, la défense du corporatisme politique ou syndical, ou à la gloire de celui qui la verse, et c’est alors aux citoyens d’en reprendre le financement sur la base de leurs choix personnels, car c’est de leur argent qu’il s’agit.

Enfin, il faut limiter l’opportunité pour chaque citoyen d’être ordonnateur de la dépense publique. Les comportements individuels irresponsables ne doivent pas générer des dépenses publiques sans qu’aucune sanction ne s’applique à ces individus. Les dons ne doivent plus être déductibles des impôts pour 60%, car il ne s’agit que d’un coût modique pour chaque donateur, mais d’un coût énorme pour l’Etat quand on le multiplie par le nombre de donateurs.

On ne peut imposer la rigueur aux français si les étrangers échappent eux-mêmes à cette rigueur

La France a un système social beaucoup trop ouvert aux étrangers (accès aux prestations identiques à celles des français + obtention de prestations spécifiques : AME, ATA, ASPA, centenaires fantômes d’Algérie, etc…, y compris pour les immigrés illégaux qui sont des individus qui violent la loi française). Or, plus ce système est ouvert, plus il attire d’étrangers, et donc plus il coûte cher. Il crée un effet « boule de neige », sur lequel il faut absolument revenir.

Il est impératif d’inverser la tendance en posant comme nouveau principe constitutionnel que les étrangers non-européens ne peuvent profiter d’aucun guichet social, ni bénéficier qu’aucun service public gratuit. L’étranger qui veut s’installer en France doit démontrer sa capacité à s’auto suffire, voire payer son ticket d’entrée, à l’instar du Droit d’aubaine qui existait sous l’ancien régime.

Par ailleurs, l’aide aux pays en voie de développement est un gisement considérable d’économies budgétaires. Si la décolonisation a mis un terme à la relation de dépendance qui existait entre la Métropole et ses colonies, peut-être est-il temps de mettre ces pays face à leurs responsabilités. La manne financière déversée sur l’Afrique et le reste du monde depuis 60 ans n’a pas démontré que ces pays pouvaient faire les efforts nécessaires pour décoller, l’argent remplissant les cassettes des dictateurs, et nombreux coopérants vivant grassement de l’angélisme naïf du Quai d’Orsay. D’autant plus que ces aides n’empêchent pas l’immigration illégale.

On doit redéfinir le fonctionnement de la Solidarité Nationale.

Chacun sait que les systèmes sociaux contribuent largement au creusement des déficits.

Or la solidarité n’est pas un système à fongibilité asymétrique. Si on peut admettre que pour l’alimentation du pot commun, les plus riches payent pour les plus pauvres, il faut aussi que les comportements irresponsables, ceux qui vident le pot commun soient pris en considération, pour adapter les modalités financières, soit de financement, soit de remboursement.

Imaginons deux personnes au salaire identique : elles contribuent de manière identique, par leurs cotisations, au financement de la Sécurité Sociale. La première mange ses 5 fruits et légumes quotidiens, pratique régulièrement une activité physique, ne boit pas, ne fume pas, ne se drogue pas, ne pratique pas le nomadisme sexuel non protégé : il y a donc peu de chances, contrairement à la seconde qui, elle, se laisse aller dans tous ces domaines, qu’elle génère des dépenses liées à la cirrhose du foie, au cancer du fumeur, à l’hépatite, ou au SIDA.

Faut-il ou pas que les comportements générateurs de dépenses fassent l’objet de cotisations spécifiques.

Pour ceux qui diraient « non », je rappelle que les incidences financières des cancers du fumeur ou des cirrhoses sont déjà en partie couvertes par des taxes spécifiques sur le tabac et sur l’alcool…pour autant qu’elles soient bien reversées à la Sécurité Sociale !  Le principe existe donc dans notre législation, mais sans cibler directement les individus. C’est peut-être l’étape nécessaire pour faire évoluer certains comportements.

C’est évidemment la même chose pour les conséquences des loisirs pouvant entraîner des accidents : les joueurs de bridge ou de scrabble doivent-ils payer une cotisation au profit des gens qui pratiquent l’équitation, la course automobile ou l’ULM, alors qu’ils ont bien moins  de chances de se rompre le cou ?

Autre question qui n’est jamais posée : le « retour d’investissement » de la dépense sanitaire. Est-ce la même chose quand on dépense 100.000€ pour sauver un nouveau-né à qui on offre la chance de vivre une vie entière, et quand on dépense la même chose sur une personne de plus de 90 ans, pour quelques
semaines ou mois de survie ?

On pourra tout autant investiguer les domaines du financement d’une politique familiale ou d’une politique d’indemnisation du non-emploi. Ce sera peut-être l’objet de futurs articles.

*****

Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires (Montesquieu)

La volonté gouvernementale de diminuer les dépenses publiques passe malheureusement par un slogan trop simpliste «  un fonctionnaire sur deux ».

Peut-être faudrait-il rappeler à ceux qui nous gouvernent qu’il y a deux grandes typologies de fonctionnaires : les fonctionnaires « de la formalité » et les fonctionnaires « du service ».

***

Les fonctionnaires « de la formalité », ce sont ceux qui brassent du papier, tels les agents des impôts, des URSSAF, des ASSEDIC ou CAF.

Bien évidemment, leur nombre dépend du nombre et de la complexité des formalités à accomplir. Les économies sur ce type de postes passent donc par la simplification des formalités et de leur mise en œuvre : certaines existent déjà, comme la dématérialisation des déclarations fiscales, ou le regroupement au niveau régional de structures qui existaient jusqu’à présent au niveau départemental.

Mais c’est surtout la lutte contre la complexité réglementaire qui doit devenir l’axe majeur de la recherche d’économies budgétaires, car elle profite à la fois aux administrations et aux déclarants.

Or, peu se fait dans cette direction. Les lois s’accumulent sans que jamais on n’en supprime de plus anciennes, pourtant obsolètes. La complexité peut également résulter d’un simple amendement parlementaire non-mis en perspective avec la globalité du projet de loi, d’une circulaire plus pointilleuse que l’esprit du texte, ou de l’impossibilité de traduire dans un programme informatique les caractéristiques d’un texte qui ignore les méthodologies de sa mise en œuvre.

Les responsabilités entre Parlementaires, Gouvernement et Administrations Centrales sont trop étanches les unes des autres pour faciliter l’approche globale de la mise en œuvre de la réglementation, entendue au sens large. En fait, il faudrait que des études de faisabilité pratique précèdent la Loi, ce qui suppose un changement profond des esprits chez ceux qui nous gouvernent.

***

Sur le deuxième thème, à savoir les fonctionnaires « du service », il faut comprendre que leur nombre dépend du nombre de bénéficiaires que l’on met en face : le nombre d’instituteurs dépend du nombre d’élèves, le nombre d’infirmières hospitalières dépend du nombre de malades, et le nombre de policiers et gardiens de prison dépend du nombre de délinquants.

On peut se réjouir du nombre d’enfants qui remplissent les classes, il est plus difficile de diminuer le nombre de malades, du fait du vieillissement de la population.

Mais il est facile, pour autant qu’on en ai la volonté, de faire diminuer le nombre de délinquants, et économiser ainsi le prix des postes de policiers ou gardiens de prison.

Quand les socialistes réclament plus de policiers pour lutter contre l’insécurité, on attend d’un gouvernement qui se qualifie « de droite » de leur rétorquer qu’il faut au contraire moins de délinquants.

Comment ? Cela est facile.

Il suffit d’éviter les récidives, par l’expulsion systématique des étrangers qui se rendent coupables de faits délictueux ou criminels, et même d’empêcher l’entrée sur le territoire national de ceux qui ne peuvent prouver qu’ils peuvent y vivre honnêtement.

Il s’agit de cesser également d’attirer vers la France les miséreux et nécessiteux du tiers-monde qui ont une trop forte propension à considérer que tous les guichets sociaux leur sont ouverts.

Quelques lois très simples, et compréhensibles par tous sont à mettre en œuvre. Elles seraient supérieures à toute autre loi sociale ou migratoire.

Reste à savoir si les politiciens qui nous gouvernent auront assez de courage pour répondre aux attentes des français sur ce sujet ?

Le Syndrome Bordeau-Chesnel

 Les débats et commentaires qui ont suivis les élections cantonales (mars 2011) amènent à se demander si les politiciens ne sont pas frappés du Syndrome BORDEAU-CHESNEL.

 BORDEAU-CHESNEL, tu te souviens Marianne, c’est cette entreprise fabricante de rillettes qui se fit connaître par son slogan « Monsieur l’huissier, nous n’avons pas les mêmes valeurs ! » (Slogan qui faisait d’ailleurs un clin d’œil au fondateur de la marque (1922), Albert LHUISSIER…. Mais coupons là car nous nous éloignons de notre propos).

 Ce qui ressort des débats télévisés tend à faire croire qu’UMP et PS partagent, contrairement au FN, des valeurs communes, qualifiées de « Valeurs de la République ».

Ils ont beau dire « Madame Le Pen, nous n’avons pas les mêmes valeurs. », mais, chose étonnante, aucun ne définit jamais dans le débat ce que sont ces valeurs, comme si c’était évident pour tous.

En premier lieu, les valeurs se décrivent par rapport à la définition de la République elle-même.

La République, ce n’est ni le Pays, ni la Nation, ni la Patrie ; mais la proximité des notions permet d’entretenir la confusion.

La République c’est d’abord un mode d’organisation des pouvoirs et de l’expression de la volonté du Peuple : c’est le dernier avatar après la Monarchie ou l’Empire, par lequel dans le cadre démocratique, les électeurs désignent ceux qui décident en leur nom.

 Elle s’organise sur la base de :

  • la souveraineté nationale
  • la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire)
  • le pluralisme politique (existence de plusieurs partis politiques)
  • Le respect des droits et des libertés fondamentaux (droit de s’exprimer, liberté de conscience…)

Ensuite, il ne faut pas confondre, symboles, principes et valeurs.

Certains n’hésitent pas à écrire que « les valeurs de la République s’expriment dans quelques symboles, connus de tous », ce qui est un peu court.

1) Les symboles

Les symboles, ce sont comme pour la plupart des pays, un drapeau (bleu blanc rouge), un hymne (Marseillaise), une devise (Liberté, Egalité, Fraternité), et une fête nationale annuelle (14 juillet). C’est également la personnalisation allégorique en ta propre personne, Marianne, toi qui représente la Mère-Patrie.

2) Les principes

Les principes sont également assez faciles à appréhender dans la mesure où il sont gravés dans le « marbre constitutionnel », certains d’entre eux ayant traversés les siècles et perdurant au travers des différentes constitutions même si leur rédaction évolue dans le temps puisque nous en sommes à la Vème République :

  • la République française est « indivisible, démocratique, sociale et laïque »
  • La démocratie,
  • La citoyenneté  traduite à la fois par des droits et des devoirs 
  • La nationalité est le lien de rattachement d’un individu à un pays.  

 3) Les valeurs

Les valeurs sont pour la première fois énoncées dans la Déclaration Des Droits de l’Homme de 1789. Mais l’évolution de la société française élargit ces valeurs, sans forcément changer la rédaction de la Constitution.

 Voilà pourquoi un débat est possible pour savoir qui adhère et respecte le mieux les valeurs de la République.

  • Y a t-il respect de la valeur « laïcité » quand un ministre accepte de construire des mosquées avec l’argent du contribuable ?
  • Y a t-il respect de la valeur « unicité » quand l’homogénéité d’une société disparaît au profit d’une mosaïque de communautés ?
  • Y a t-il respect de la valeur « égalité » quand une grande ville du Nord pratique l’apartheid anti-hommes pour l’accès à ses piscines, qui sont pourtant des équipements publics financés par tous ?
  • Y a t-il respect de la valeur « solidarité » si certains s’octroient des droits sociaux supérieurs aux habitants historiques du pays, en pratiquant la polygamie ?
  • CMU, AME, Panthéon, abstention électorale, revendications identitaires : sont-ce des valeurs républicaines ou une extrapolation exagérée de ces principes ?

 Bref, la référence « aux valeurs » est suffisamment floue pour que chacun puisse y mettre ce qui l’arrange, et de ce fait, évoquer l’idée que l’autre ne partage pas les mêmes valeurs. C’est alors facile de refuser de débattre sur des valeurs à surface variable, même si le parti ostracisé respecte et adhère aux symboles et aux principes de la République. A croire que la seule valeur républicaine que partagent UMP et PS, c’est l’accord tacite pour se partager le pouvoir dans le cadre d’une alternance non écrite, accord qui pourrait être mis à mal avec l’émergence d’un nouveau parti de gouvernement.

 Mais l’électeur, quant à lui, saura dans son for intérieur faire la part des choses face à cette monstrueuse tartufferie.

 Et puisqu’il faut conclure, reprenons le même thème qu’au début de l’article, à savoir celui de la charcuterie. Peut-être qu’un jour, les tenants de l’affaiblissement de la France face à l’envahissement étranger, viendront nous vendre qu’il faut également renoncer à cette valeur culturelle et culinaire qui choque les nouveaux entrants. Et là, effectivement, le FN n’aura pas les mêmes valeurs.

No Football Day

Et voilà, c’est reparti !
La grande messe footbalistique, qui ramène des êtres en principe pensants et dotés d’intelligence, en légumes sur canapé, consommateurs du cocktail Bières – Pizzas – Télévision.
Le foot, ce sport hémiplégique qui interdit l’usage des bras, et de ce fait décentre le polygone de sustentation des joueurs vers le bas, réduisant progressivement la taille du cerveau pour augmenter celle de la bourse…
Que les attracto-capitalistes de TF1 ou Canal+ nous déversent leur abrutissement collectif, passe encore, mais que la télévision de service public, dont on nous dit qu’elle a vocation à véhiculer la culture, paye au prix fort des droits de retransmission avec la Contribution à l’Audiovisuel Public payée par tout contribuable qui se respecte, ça me fait mal aux tripes.
Alors, Marianne, tu laisses faire ?
Il est vrai que dans ce pays en voie de déréliction (avec l’aveuglement coupable qui caractérise nos dirigeants) pratiquer le Panem et circenses (Du pain et des jeux), autrement-dit du Foot et des prestations sociales, c’est la meilleure façon de faire taire le bon peuple qui sinon pourrait se révolter. Or ce qui importe à nos dirigeants, c’est d’abord leur réélection ! Nos impôts sont donc sciemment utilisés.
Pour ma part, dans la mesure où beaucoup plaident pour faire payer les riches, je préfère qu’on fasse payer les riches inutiles (footbalistes, chanteurs) plutôt que les riches utiles (chirurgiens hospitaliers et chefs d’entreprise).
Je propose donc que les gains des clubs, salaires des joueurs, revenus des sponsors, marges arrières et rétro-commissions sur transferts, recettes publicitaires et autre chiffre d’affaire d’une journée footbalistique soient reversés à l’Etat pour combler le déficit des finances publiques.
Il y aurait alors une justification morale à encourager des mecs en short et en sueur courir après leur baballe.