Il faut sauver le journaliste Ryan

Quel est le prix d’une vie humaine, et mieux encore, quel est le prix d’une vie de journaliste français ?

Le Ministre des Affaires étrangères a beau dire qu’aucune rançon n’a été payée pour libérer les deux journalistes de France 3, personne ne peut le croire,  nonobstant l’omerta médiatique qui écarte d’un revers de main une question dérangeante quand il s’agit de ramener nos compatriotes au pays.

Pourtant la question demeure, car avec l’argent de la rançon, les talibans ne vont pas acheter des bouteilles de champagne, mais des armes et des moyens logistiques permettant d’accroître leur faculté de nuisance, et répandre un peu plus le terrorisme islamique.

Céder aux ravisseurs ne peut qu’inciter ceux-ci à réitérer leurs actions crapuleuses, d’autant plus qu’aucun gouvernement ne pourra jamais abandonner ses ressortissants, ne pourra jamais refuser ce chantage, car se serait le risque de subir l’opprobre populaire et de ne pas être réélu si les otages étaient exécutés.

La seule parade crédible est d’éviter de se jeter dans les bras des terroristes, que l’on soit journaliste, touriste, humanitaire ou homme d’affaire.

Ceci est d’autant plus essentiel que c’est le contribuable qui en supporte le coût financier, alors que la ressource publique est de plus en plus rare.

Or, c’est ce même contribuable qui est aussi téléspectateur, et il serait intéressant de savoir si le téléspectateur est demandeur de reportages qui mettent la vie des journalistes en jeu !

Il n’était peut-être pas judicieux que « madame la rédac-chef » envoie ses journalistes se jeter dans la gueule du loup. Cette irresponsabilité devrait a minima voir le budget de France 3 diminué à concurrence des sommes engagées pour la libération de ses journalistes.
D’autant plus que la France n’a peut-être pas besoin de cinq chaînes dites « de service public ».

Mais bon, réjouissons nous que les familles récupèrent enfin leurs proches, puisqu’il y a malheureusement des dizaines de familles françaises qui ont vu leur fils partir en Afghanistan et revenir entre quatre planches, sans décompte quotidien de la part des JT corporatifs.

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