Français de cœur ou français d’intérêt

L’Appel du 18 juin dont on commémore les 70 ans, était un appel à la Résistance, un Appel qui revendiquait l’existence d’une fibre nationale.

Ceux qui ont répondu au Général de Gaulle acceptaient l’idée de verser leur sang, de donner leur vie, gratuitement, pour la sauvegarde de la Patrie.

Il n’y a plus de guerre en Europe, et c’est tant mieux, mais la fibre patriotique peut encore s’exprimer dans le cadre des grandes rencontres sportives internationales. Encore faut-il que les joueurs partagent cette aspiration portée par les supporters.

Les caprices des Bleus, médiatisés par les chaînes de TV, illustrent le décalage entre ceux qui les soutiennent parce qu’ils représentent l’Equipe de France, et ceux qui sur le terrain ne sont français que par intérêt : seul leur égo et leur portefeuille est au cœur de leurs préoccupations. Le maillot qu’ils portent n’est pas un drapeau mais le support de leurs sponsors.

Toutes les limites d’une France de la « diversité », au motif d’être le Pays des Droits de l’Homme, sont ici illustrées.

Ceux qui sont accueillis y voient d’abord leur intérêt, ce que ça leur rapporte, qu’ils soient miséreux habitués de tous les guichets sociaux, ou quasi-dieux du stade.

Quarante ans d’erreur, quarante ans de gouvernants irresponsables.

La France n’est plus qu’un pays gâteux, malmené pas des enfants gâtés.

No Football Day

Et voilà, c’est reparti !
La grande messe footbalistique, qui ramène des êtres en principe pensants et dotés d’intelligence, en légumes sur canapé, consommateurs du cocktail Bières – Pizzas – Télévision.
Le foot, ce sport hémiplégique qui interdit l’usage des bras, et de ce fait décentre le polygone de sustentation des joueurs vers le bas, réduisant progressivement la taille du cerveau pour augmenter celle de la bourse…
Que les attracto-capitalistes de TF1 ou Canal+ nous déversent leur abrutissement collectif, passe encore, mais que la télévision de service public, dont on nous dit qu’elle a vocation à véhiculer la culture, paye au prix fort des droits de retransmission avec la Contribution à l’Audiovisuel Public payée par tout contribuable qui se respecte, ça me fait mal aux tripes.
Alors, Marianne, tu laisses faire ?
Il est vrai que dans ce pays en voie de déréliction (avec l’aveuglement coupable qui caractérise nos dirigeants) pratiquer le Panem et circenses (Du pain et des jeux), autrement-dit du Foot et des prestations sociales, c’est la meilleure façon de faire taire le bon peuple qui sinon pourrait se révolter. Or ce qui importe à nos dirigeants, c’est d’abord leur réélection ! Nos impôts sont donc sciemment utilisés.
Pour ma part, dans la mesure où beaucoup plaident pour faire payer les riches, je préfère qu’on fasse payer les riches inutiles (footbalistes, chanteurs) plutôt que les riches utiles (chirurgiens hospitaliers et chefs d’entreprise).
Je propose donc que les gains des clubs, salaires des joueurs, revenus des sponsors, marges arrières et rétro-commissions sur transferts, recettes publicitaires et autre chiffre d’affaire d’une journée footbalistique soient reversés à l’Etat pour combler le déficit des finances publiques.
Il y aurait alors une justification morale à encourager des mecs en short et en sueur courir après leur baballe.