La sexualité des hommes publics est-elle une affaire privée ?

Evidemment, le PS considèrera l’affaire DSK comme relevant du domaine privé. Mais l’addiction, quelle qu’en soit la forme, fragilise celui qui est censé représenter et défendre les français. Imaginons DSK aux manettes du pays, et devant gérer une crise majeure avec un autre pays,  comme par exemple l’envahissement étranger via Lampedusa, ou un risque de conflit Europe-Russie. Nul doute que Berlusconi ou Poutine enverraient quelques bimbos sorties de leurs cabinets ministériels respectifs pour faire plier dans le bon sens le chef de l’Etat. Et tous les  français d’y perdre, pour une simple satisfaction passagère.

Le fric, le sexe, le pouvoir, trois choses qui mènent le monde depuis longtemps, mais qui sont peut-être incompatibles avec la démocratie, qui est, faut-il le rappeler, l’exercice du pouvoir par le peuple, et pour le peuple.

Se remplir les poches, et se vider la bourse, voilà encore de quoi écorner l’image de ceux qui prétendent faire notre bien !

Français de cœur ou français d’intérêt

L’Appel du 18 juin dont on commémore les 70 ans, était un appel à la Résistance, un Appel qui revendiquait l’existence d’une fibre nationale.

Ceux qui ont répondu au Général de Gaulle acceptaient l’idée de verser leur sang, de donner leur vie, gratuitement, pour la sauvegarde de la Patrie.

Il n’y a plus de guerre en Europe, et c’est tant mieux, mais la fibre patriotique peut encore s’exprimer dans le cadre des grandes rencontres sportives internationales. Encore faut-il que les joueurs partagent cette aspiration portée par les supporters.

Les caprices des Bleus, médiatisés par les chaînes de TV, illustrent le décalage entre ceux qui les soutiennent parce qu’ils représentent l’Equipe de France, et ceux qui sur le terrain ne sont français que par intérêt : seul leur égo et leur portefeuille est au cœur de leurs préoccupations. Le maillot qu’ils portent n’est pas un drapeau mais le support de leurs sponsors.

Toutes les limites d’une France de la « diversité », au motif d’être le Pays des Droits de l’Homme, sont ici illustrées.

Ceux qui sont accueillis y voient d’abord leur intérêt, ce que ça leur rapporte, qu’ils soient miséreux habitués de tous les guichets sociaux, ou quasi-dieux du stade.

Quarante ans d’erreur, quarante ans de gouvernants irresponsables.

La France n’est plus qu’un pays gâteux, malmené pas des enfants gâtés.