Je ne pleurerai pas sur Michel Germaneau

Oui, je sais Marianne, tu vas hurler, mais ne faut-il pas, de temps en temps, dire les choses telles qu’elles sont ?

Veux-tu élever tes enfants, toi la Mère Patrie, comme les mères trop possessives, si promptes à pardonner tout et n’importe quoi à leur rejeton, au motif que « mon fils c’est le plus beau et le plus intelligent du monde ! (à prononcer avec l’accent SVP) »

Il fut un temps où les Affaires étrangères relevaient du domaine des Etats, par diplomates interposés.

Mais on a vu progressivement l’émergence d’initiatives individuelles ou associatives, portées par des gens qui ont sans doute besoin de donner un sens à leur vie, voire de s’acheter un ticket d’entrée pour le Paradis (de Dieu ou autre), et qui s’en vont chasser la subvention publique au motif d’apporter 3 cahiers et 3 crayons à l’école d’un village du fin-fond de l’Afrique ou du Maghreb, en profitant pour s’offrir des vacances typiques et pleines de souvenirs au frais du contribuable, qui lui reste dans son pays.

Il en va de même des ONG qui se disent indépendantes des Etats mais les sollicitent régulièrement compte-tenu des sommes énormes qui leur sont nécessaires pour mener leurs actions.

Les pays pauvres, et l’Afrique plus spécialement sont devenus leur cour de jeux.

Personne ne semble jamais se poser la question de savoir si cette propension à maintenir les africains dans un rôle d’assistés permanents ne les amènent pas à se complaire dans cette situation, à attendre que ça tombe tout cuit dans le bec, et par là même à ne plus chercher à s’en sortir par eux-mêmes.

Après des décennies d’aides diverses ponctionnées par milliards dans la poche des contribuables, n’est-il pas temps de leur dire « Désormais, montrez-nous que vous êtes capables de vous débrouiller tous seuls ! »

Là où l’approche humanitaire devient encore plus critiquable, c’est quand ces gens vont candidement se jeter dans la gueule du loup, en refusant de voir la dangerosité du Monde.

Qu’il s’agisse de journalistes, de touristes ou d’humanitaires, est-ce bien responsable de mettre sa vie en péril en pensant que son pays n’aura d’autre choix que de venir les sauver.

Le téléspectateur est-il demandeur de reportages qui mettrait la vie des journalistes en péril ? Le contribuable peut-il se satisfaire de financer des rançons « qui n’ont jamais été versées » et qui permettent l’achat d’armes, rendant les terroristes encore plus efficaces ? Combien a coûté  l’intervention militaire du Ponant, dont ses bénéficiaires irresponsables se tournent ensuite contre l’armée du fait d’une balle perdue.

Le Monde n’est pas un terrain de jeu pour occidentaux désœuvrés, habitués à un mode de vie facile, et il serait temps de s’en rendre compte.

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