Syrie vendredi, dimanche pleurera

Ah, qu’ils sont beaux, les nouveaux croisés du droitdlhommisme, Sarko ou Hollande en tête ! Comment savoir, nous, les occidentaux, héritiers des civilisations grecque et latine, des cultures judéo-chrétiennes, qui sont les « bons » et qui sont les « méchants », dans tous ces pays arabo-islamistes dont la subtilité des différences nous dépasse ? N’a t-on pas nous mêmes exterminés des millions de gens lors des guerres entre pays européens, ou lors de la Révolution française ? Pourquoi aller dépenser de l’argent qu’on n’a pas, pour défendre des gens qui ne nous ressemblent pas, alors que cela renforcera le sentiment anti-occidental. Chacun chez soi, comme ça les chèvres et les cochons seront bien gardés. Si l’ONU cherche des troupes pour intervenir, qu’elle sollicite les pays arabes, au moins la dimension « choc des civilisations » ne pourra être associée à ces évènements qui ne nous concernent pas. Entre la dictature « en chair et en os », ou le totalitarisme issu de l’intégrisme religieux, c’est à ces peuples de choisir, pas à nous.

Et notre triple i, on le perd quand ?

Plus que la perte (relative) de notre triple A, récupérée de manière insupportable par Monsieur Hollande, alors que ses amis socialistes ont largement participé à creuser eux-aussi la dette de la France, il serait peut-être temps de considérer que c’est la politique irresponsable menée depuis les décolonisations qui a largement participé à la situation financière déplorable dans laquelle se trouve le pays.

La France mériterait d’être gouvernée « en bon père de famille », et d’être sur le plan international, une France modeste. Hélas, nos politiciens continuent de se croire investis d’une mission supra-divine qui obligerait la France à jouer un rôle dans le monde, et à s’investir dans toute difficulté internationale en dépensant largement l’argent du contribuable. Or l’argent des français serait mieux employé s’il restait dans la poche des français, et il faudrait que notre pays cesse de vouloir toujours péter plus haut que son cul.

On nous reproche souvent notre suffisance et notre propension à jouer les « donneurs de leçon » dans les sommets internationaux, mais beaucoup de pays l’acceptent néanmoins car cela s’accompagne pour eux d’une manne financière qui nous coûte des milliards d’euros chaque année.

Dès la période gaulliste, on a habitué nos anciennes colonies à recevoir aides et subventions, entretenant ainsi une forme de colonisation soft, alors que la France avait été jetée dehors de l’Indochine, de l’Afrique et du Maghreb.

Et si encore on s’était contenté d’aider nos anciennes colonies. Mais la France essaime largement, de par le monde, l’argent ponctionné sur les contribuables, alors même qu’ils ne sont jamais consulté sur cet aspect de la politique budgétaire.

Même les communes, les départements, les régions, y vont désormais de leurs subventions aux associations ou aides directes à des villages d’Afrique, du Maghreb, d’Asie, alors que leur rôle est de faire fonctionner une circonscription locale.

  • Quel journaliste d’investigation fera t-il le total de tout ce qui a été dépensé à ce titre depuis 1973 (date à laquelle on commence à creuser les déficits) ? Pour quels avantages en retour ?
  • Combien d’argent déversé sur le tiers-monde depuis 40 ans sans que ces pays soient  pour autant sortis de leur misère parce que l’argent va d’abord dans la poche des dictateurs et de tous ces pseudo-humanitaires qui cherchent un sens à leur vie ?
  • Combien  de sommes qualifiées hypocritement des « prêts », alors que l’on  sait bien qu’il n’y a pas de capacité à rembourser et qu’il faudra faire effacer la dette par le Club de Paris, comme ce fut fait récemment pour la dette de l’Afghanistan, et bientôt pour Haïti, sans que jamais le contribuable n’en soit informé par les médias par peur d’une réaction épidermique ?
  • Et puisque l’aide au tiers monde consiste aussi à accueillir tous ceux qui  considèrent que le Pays des Droits de l’Homme a une dette inextinguible vis-à-vis d’eux alors même qu’ils n’ont pas vécu la colonisation, combien d’argent dépensé à prendre en charge les millions d’immigrés qui sont loin d’être, pour une large part, une chance pour la France ?

L’argent est rare, et comme le dit le proverbe, « charité bien ordonnée commence pas soi-même ». La sortie de crise passera d’abord par une nouvelle approche du rôle de la France dans le monde. A l’heure où la construction de l’Europe se fait, dans la douleur, il est temps de confier à Bruxelles ces dimensions internationales, et que les gouvernants des pays gèrent d’abord leurs problèmes nationaux. Pour la France, c’est revoir totalement sa relation à son histoire, c’est cesser d’en être l’otage, c’est sortir de ce triple i, celui de l’incurie, de l’idéologie, de l’incompétence.

Je ne pleurerai pas sur Michel Germaneau

Oui, je sais Marianne, tu vas hurler, mais ne faut-il pas, de temps en temps, dire les choses telles qu’elles sont ?

Veux-tu élever tes enfants, toi la Mère Patrie, comme les mères trop possessives, si promptes à pardonner tout et n’importe quoi à leur rejeton, au motif que « mon fils c’est le plus beau et le plus intelligent du monde ! (à prononcer avec l’accent SVP) »

Il fut un temps où les Affaires étrangères relevaient du domaine des Etats, par diplomates interposés.

Mais on a vu progressivement l’émergence d’initiatives individuelles ou associatives, portées par des gens qui ont sans doute besoin de donner un sens à leur vie, voire de s’acheter un ticket d’entrée pour le Paradis (de Dieu ou autre), et qui s’en vont chasser la subvention publique au motif d’apporter 3 cahiers et 3 crayons à l’école d’un village du fin-fond de l’Afrique ou du Maghreb, en profitant pour s’offrir des vacances typiques et pleines de souvenirs au frais du contribuable, qui lui reste dans son pays.

Il en va de même des ONG qui se disent indépendantes des Etats mais les sollicitent régulièrement compte-tenu des sommes énormes qui leur sont nécessaires pour mener leurs actions.

Les pays pauvres, et l’Afrique plus spécialement sont devenus leur cour de jeux.

Personne ne semble jamais se poser la question de savoir si cette propension à maintenir les africains dans un rôle d’assistés permanents ne les amènent pas à se complaire dans cette situation, à attendre que ça tombe tout cuit dans le bec, et par là même à ne plus chercher à s’en sortir par eux-mêmes.

Après des décennies d’aides diverses ponctionnées par milliards dans la poche des contribuables, n’est-il pas temps de leur dire « Désormais, montrez-nous que vous êtes capables de vous débrouiller tous seuls ! »

Là où l’approche humanitaire devient encore plus critiquable, c’est quand ces gens vont candidement se jeter dans la gueule du loup, en refusant de voir la dangerosité du Monde.

Qu’il s’agisse de journalistes, de touristes ou d’humanitaires, est-ce bien responsable de mettre sa vie en péril en pensant que son pays n’aura d’autre choix que de venir les sauver.

Le téléspectateur est-il demandeur de reportages qui mettrait la vie des journalistes en péril ? Le contribuable peut-il se satisfaire de financer des rançons « qui n’ont jamais été versées » et qui permettent l’achat d’armes, rendant les terroristes encore plus efficaces ? Combien a coûté  l’intervention militaire du Ponant, dont ses bénéficiaires irresponsables se tournent ensuite contre l’armée du fait d’une balle perdue.

Le Monde n’est pas un terrain de jeu pour occidentaux désœuvrés, habitués à un mode de vie facile, et il serait temps de s’en rendre compte.