Le beurre de karité et l’argent du beurre de karité

Il y aurait, nous dit-on des anciens combattants en Afrique, et la reconnaissance voudrait que ceux-ci reçoivent les mêmes pensions que les anciens combattants vivant en France.

C’est ce que vient d’ailleurs de réaffirmer le Président de la République, recevant les chefs d’états africains pour les 50 ans de leurs indépendances, alors qu’ils étaient déjà présents il y a quelques semaines au sommet de Nice (10M d’€).

Depuis le temps qu’on en parle, on s’étonne que ça ne soit pas encore fait…ou alors il y a des raisons objectives mais non-dicibles, qui empêcheraient cet alignement.

Et bien, disons les :

  • Tout d’abord, les prix en Afrique sont différents de ceux de la métropole, largement inférieurs, et l’alignement des pensions donnera un train de vie supérieur aux africains qu’aux anciens combattants français. Est-ce bien légitime ?
  • Et puis, il était normal que la Mère-Patrie, la France, en appelle à tous ses enfants dès lors que la Nation était en danger. Mais à partir du moment où, du fait de l’indépendance, les africains coupent le cordon ombilical avec la Métropole, est-il aussi juste que ça qu’on continue à leur verser des pensions, n’est-ce pas accorder le beurre et l’argent du beurre ?

C’est apparemment une question qu’on ne se pose pas en haut-lieu, même si la situation des finances publiques aurait naturellement justifié de ne pas créer des dépenses nouvelles, sur un sujet qui n’avait d’ailleurs aucune influence sur les résultats électoraux.

 Mais la France, tu le sais chère Marianne, c’est le Pays des Droits de l’Homme (de préférence étranger), qui n’existe que par cette dimension irrationnelle du symbolique, et ce n’est certainement pas le Pays du Contribuable Heureux.