Doubles peines financières

Il va falloir payer aujourd’hui et demain, ce que les gouvernements n’ont pas voulu nous faire payer hier. Ceci révèle une vaste entreprise d’infantilisation du Peuple français (« Dormez, braves gens, la garde veille »). C’était d’une certaine façon, la meilleure voie pour ces gouvernants, de Droite comme de Gauche, de se maintenir au pouvoir, en évitant de faire prendre conscience aux citoyens, du coût réel de l’Etat Providence. Dans « providence », il y a le mot « vide ». l’Etat Providence, c’est l’Etat qui vide les caisses. Certes au profit des plus malheureux d’entre nous, mais aussi des malheureux venus d’ailleurs, et surtout de bienheureux qui peuvent ainsi se remplir les poches tant que le consommateur ne restreint pas ses dépenses (parlementaires trop nombreux et très bien rémunérés, élus locaux détournant l’argent public comme à Marseille ou dans le Pas-de-Calais, mais aussi footballeurs grassement rémunérés parce qu’on paye 500€ une paire de Nike, PDG des grandes banques avec leurs retraites chapeaux qui se répercutent sur le prix des services bancaires, actionnaires de Carrefour ou Auchan quand le prix du caddy ne cesse d’augmenter, pays étrangers qui nous prêtent et encaissent les intérêts.)

En évitant au Peuple de connaître la réalité de sa situation économique, par « du pain et des jeux » (des alloc’ et du foot), on l’incite à ne pas freiner sa consommation, à accepter sans se révolter le prix de l’immigration et du social, à croire que tout baigne.

Que le réveil est difficile. Ce qui est le plus contestable dans l’attitude de ceux qui nous dirigent depuis 40 ans, c’est que faute d’avoir voulu nous faire payer une fois, au moment où il fallait le faire, on va payer plusieurs fois. Les intérêts de la dette actuelle (1.400 Mds d’€) seront-ils multipliés par 2 ou 3 puisqu’il nous faudra sans doute quelques décennies pour assainir nos finances ?

Ce qui a provoqué la Révolution Française, c’est que le tiers-état n’en pouvait plus de supporter le poids de la noblesse et du clergé. La classe moyenne va t-elle accepter de se serrer la ceinture si privilégiés et immigrés passent au-travers ? Les français payent pour les riches et pour les pauvres ; il serait temps qu’ils payent pour leur propre existence et que nos gouvernants ne se croient pas investis d’une mission supra-divine qui les amènent à se mêler des affaires du monde avec le carnet de chèque collectif du Peuple français.

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Le Syndrome Bordeau-Chesnel

 Les débats et commentaires qui ont suivis les élections cantonales (mars 2011) amènent à se demander si les politiciens ne sont pas frappés du Syndrome BORDEAU-CHESNEL.

 BORDEAU-CHESNEL, tu te souviens Marianne, c’est cette entreprise fabricante de rillettes qui se fit connaître par son slogan « Monsieur l’huissier, nous n’avons pas les mêmes valeurs ! » (Slogan qui faisait d’ailleurs un clin d’œil au fondateur de la marque (1922), Albert LHUISSIER…. Mais coupons là car nous nous éloignons de notre propos).

 Ce qui ressort des débats télévisés tend à faire croire qu’UMP et PS partagent, contrairement au FN, des valeurs communes, qualifiées de « Valeurs de la République ».

Ils ont beau dire « Madame Le Pen, nous n’avons pas les mêmes valeurs. », mais, chose étonnante, aucun ne définit jamais dans le débat ce que sont ces valeurs, comme si c’était évident pour tous.

En premier lieu, les valeurs se décrivent par rapport à la définition de la République elle-même.

La République, ce n’est ni le Pays, ni la Nation, ni la Patrie ; mais la proximité des notions permet d’entretenir la confusion.

La République c’est d’abord un mode d’organisation des pouvoirs et de l’expression de la volonté du Peuple : c’est le dernier avatar après la Monarchie ou l’Empire, par lequel dans le cadre démocratique, les électeurs désignent ceux qui décident en leur nom.

 Elle s’organise sur la base de :

  • la souveraineté nationale
  • la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire)
  • le pluralisme politique (existence de plusieurs partis politiques)
  • Le respect des droits et des libertés fondamentaux (droit de s’exprimer, liberté de conscience…)

Ensuite, il ne faut pas confondre, symboles, principes et valeurs.

Certains n’hésitent pas à écrire que « les valeurs de la République s’expriment dans quelques symboles, connus de tous », ce qui est un peu court.

1) Les symboles

Les symboles, ce sont comme pour la plupart des pays, un drapeau (bleu blanc rouge), un hymne (Marseillaise), une devise (Liberté, Egalité, Fraternité), et une fête nationale annuelle (14 juillet). C’est également la personnalisation allégorique en ta propre personne, Marianne, toi qui représente la Mère-Patrie.

2) Les principes

Les principes sont également assez faciles à appréhender dans la mesure où il sont gravés dans le « marbre constitutionnel », certains d’entre eux ayant traversés les siècles et perdurant au travers des différentes constitutions même si leur rédaction évolue dans le temps puisque nous en sommes à la Vème République :

  • la République française est « indivisible, démocratique, sociale et laïque »
  • La démocratie,
  • La citoyenneté  traduite à la fois par des droits et des devoirs 
  • La nationalité est le lien de rattachement d’un individu à un pays.  

 3) Les valeurs

Les valeurs sont pour la première fois énoncées dans la Déclaration Des Droits de l’Homme de 1789. Mais l’évolution de la société française élargit ces valeurs, sans forcément changer la rédaction de la Constitution.

 Voilà pourquoi un débat est possible pour savoir qui adhère et respecte le mieux les valeurs de la République.

  • Y a t-il respect de la valeur « laïcité » quand un ministre accepte de construire des mosquées avec l’argent du contribuable ?
  • Y a t-il respect de la valeur « unicité » quand l’homogénéité d’une société disparaît au profit d’une mosaïque de communautés ?
  • Y a t-il respect de la valeur « égalité » quand une grande ville du Nord pratique l’apartheid anti-hommes pour l’accès à ses piscines, qui sont pourtant des équipements publics financés par tous ?
  • Y a t-il respect de la valeur « solidarité » si certains s’octroient des droits sociaux supérieurs aux habitants historiques du pays, en pratiquant la polygamie ?
  • CMU, AME, Panthéon, abstention électorale, revendications identitaires : sont-ce des valeurs républicaines ou une extrapolation exagérée de ces principes ?

 Bref, la référence « aux valeurs » est suffisamment floue pour que chacun puisse y mettre ce qui l’arrange, et de ce fait, évoquer l’idée que l’autre ne partage pas les mêmes valeurs. C’est alors facile de refuser de débattre sur des valeurs à surface variable, même si le parti ostracisé respecte et adhère aux symboles et aux principes de la République. A croire que la seule valeur républicaine que partagent UMP et PS, c’est l’accord tacite pour se partager le pouvoir dans le cadre d’une alternance non écrite, accord qui pourrait être mis à mal avec l’émergence d’un nouveau parti de gouvernement.

 Mais l’électeur, quant à lui, saura dans son for intérieur faire la part des choses face à cette monstrueuse tartufferie.

 Et puisqu’il faut conclure, reprenons le même thème qu’au début de l’article, à savoir celui de la charcuterie. Peut-être qu’un jour, les tenants de l’affaiblissement de la France face à l’envahissement étranger, viendront nous vendre qu’il faut également renoncer à cette valeur culturelle et culinaire qui choque les nouveaux entrants. Et là, effectivement, le FN n’aura pas les mêmes valeurs.

La France n’est plus le Pays des Droits de l’Homme….et c’est tant mieux

Par fanfaronnade auto-proclamée, nos politiciens ne cessent de répéter depuis des décennies que la France, c’est le Pays des Droits de l’Homme.

D’une part, cette antienne prouve qu’ils ne trouvent rien d’autre pour valoriser le pays à nos yeux. D’autre part, leur façon de psalmodier provoque hélas un écho dans le monde entier, et attire tous ceux qui ne sont pas capables de reproduire ces mêmes droits dans leur propre pays.

Ce qui devrait être un phare exemplaire éclairant le Monde n’est qu’un morne lampadaire, accroché au-dessus des guichets sociaux, attirant les papillons de nuit.

Néanmoins, l’affaire de l’expulsion des roumains et bulgares en situation irrégulière a offert une autre image de la France, et nombreux sont ceux qui considèrent que la France met en péril l’un de ses fondements historiques.

On comprend évidemment leurs réactions : si la France, pays qui montre la voie, qui donne l’exemple, admet que les aspects concrets des Droits de l’Homme (à savoir l’accueil d’étrangers) finissent par produire dans le pays d’accueil des nuisances insupportables, d’autres pays vont s’engouffrer dans la brèche, et ce sera la fin de la sinécure, tant pour les « accueillis » que ceux qui les représentent (en général constitués sous forme d’associations largement financées par le contribuable).

Peut-être faut-il rappeler que « la France, Pays des Droits de l’Homme » se réfère non pas à la signature de 1948 dans le cadre Onusien, mais à l’idéal révolutionnaire, qui permis de conceptualiser ces principes dans la « Déclaration les Droits de l’Homme et du Citoyen », tout en les faisant naître dans le sang qui s’écoulait des guillotines.

Période d’idéalisme qui, au quotidien, faisait régner la Terreur.

On en est toujours là ; faute de réussites politiques, économiques ou sociétales, on se réfugie dans une dimension idéaliste, quels que soient les inconvénients concrets associés à ce fantasme socialo-médiatique. 

Alors, n’est-il pas temps de redécouvrir les textes originaux, en limitant les Droits de l’Homme Venu d’Ailleurs pour un peu mieux respecter les Droits du Citoyen ?